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De vous à moi ...

Le 15 avril 2015, 10:48 dans Famille 0

DSC_0473Sur Instagram, je vous proposais de répondre aux questions que vous aimeriez me poser ...

Je vais y répondre dans l'ordre où je les aient reçues :

Si tu as un 3ème enfant tu voudrais que ce soit une petite fille ? J'ai toujours voulu avoir une petite fille, à ma première grossesse, à ma deuxième grossesse ... Alors pour la troisième grossesse ( parce qu'il y aura un 3ème un jour, pas tout de suite, mais un jour), je vais carrément vouloir une petite fille ! Chéri a dit un jour "on ne s'arrête pas avant d'avoir une petite fille!" ... Croisez les doigts pour moi, que je ne me retrouve pas avec une équipe de foot ! Les rayons vêtements petite fille me font de l'oeil :) ! Mais en attendant, avoir deux boys, c'est quand même super chouette, et j'en suis très heureuse ! 

- Des projets pour les années à venir ? Les prochaines années vont être synonymes de changement. Pour commencer, nous allons changer de ville. Puis chéri aura un autre poste, plus important, différent, avec moins de travail aussi on espère, ce qui nous permettra d'avoir une vie familiale plus posée. Dans nos projets futurs l'achat et la rénovation d'une grande maison est prévu, avec un jardin, pour pouvoir en profiter toute l'année avec les loulous ! En projet personnel, je tiens toujours à passer un diplôme pour pouvoir être photographe ... Affaire à suivre ! 

- Quel est ton job de rêve ? Je l'ai mentionné juste au-dessus, mon dream job c'est la photographie ... Plus particulièrement a photographie des événements , tels que les mariages, les grossesses, les naissances, les séances d'engagement, les portraits de familles, les bébés, les enfants, les amoureux ... La liste est exhaustive ! Ce qui m'intéresse, c'est de capturer cette petite étincelle, ce petit quelque chose de magique plein d'émotions, et vous permettre de garder ces jolis souvenirs ... 

- Quelle est ta formation de base ? De base, je suis une "sans formation" ah ah ! En fait, après le lycée, je me suis lancée dans une fac d'anglais, parce que j'aime l'anglais. Mais bon, entre nous, à part la traduction et l'enseignement, voilà quoi ... Donc j'ai changé de voie, et je suis partie en histoire de l'art ... Et comme les débouchés de cette section sont quasi nuls, j'ai arrêté, pour travailler comme baby-sitter et animatrice dans une école maternelle de Nantes... je voulais profiter de ce temps pour me poser, réfléchir sur mon futur parcours professionnel .. Et c'est à ce moment-là que Raphaël a pointé le bout de son nez, et par le plus grand des hasards et des plaisirs, a chamboulé tous mes plans ... 

Comment as-tu rencontré ton homme ? Si tu aimes les films à l'eau de rose, cette histoire te plaira ! Mon chéri, c'était mon ami de lycée ! Je le connais depuis ... 11 voire 12 ans ... On n'a pas été ensemble tout de suite. On était amis ... Mais il m'envoyait beaucoup (mais beaucoup) de sms plein de citations de Raimbaud et de Verlaine, des citations qui parlaient d'amour ... A l'époque, jeunesse oblige, je n'avais pas compris qu'il me draguait, je pensais naïvement qu'il aimait énormément la poésie et partager ça avec moi ... A 16 ans, il était comme ça, à parler d'amour, de la future femme de sa vie, de romantisme et de fonder une famille. Totalement craquant ! Mais les années ont passées et il est partie pour la fac de médecine, et nous nous sommes retrouvés à la fin de sa première année. Et cette fois nous n'étions plus juste des amis... Lui et moi, c'était comme une évidence, comme si c'était normal, ça a toujours été simple, et magnifique ... 

Tu es plutôt jupe où pantalon ? Alors ça, ça dépend ... J'ai des phases ! Mais je dirais plutôt robe où pantalon ... Parce que je ne porte pas de jupe :) ! C'est totalement pas joli sur moi, avec ma morphologie ... Mais j'aime porter des robes avec un leggings noir ! Oui, n'en déplaise à Cristina Cordula, pour qui être ronde signifie cacher son corps (pas montrer les bras, pas montrer les jambes, pas de leggings, bla bla bla), je mets des choses qui me plaisent et dans lesquelles je me sens bien. N'oublions pas de rester féminine et de nous assumer :) ! 

Que fais-tu pour te détendre ?  Pour me détendre, la seule chose qui fonctionne, c'est l'eau ! Douche, bain ... Je suis un vrai poisson, où plutôt une vraie sirène, c'est plus glamour ! L'eau à la capacité de m'apaiser complètement ... Etant une grande stressée, je passe beaucoup de temps sous la douche ;) ! Mais j'aime aussi me lover sur le canapé dans les bras de mon chéri, sous un bon gros plaid ! Voilà, vous en savez un peu plus sur moi, j'ai répondu à toutes vos questions, merci encore à toutes celles qui ont participé ! Il y aura d'autres "De vous à moi" de temps en temps si le concept vous plaît ... J'aime retrouver vos questions, réactions et gentils mots ! 

 

Cette autre femme ...

Le 14 janvier 2015, 17:53 dans Famille 0



Cet article est un peu particulier, il n'est que sur moi. Il est aussi particulier parce qu'il est difficile à écrire. A écrire sincèrement, et à vous dire à quel point ce sujet est un sujet sensible pour moi. Sensible parce qu'il me touche, moi, personnellement. Sensible parce que c'est mon complexe, et c'est un euphémisme.

Je suis cette femme, drôle, aimante, compréhensive, un peu trop empathique, sensible, meurtrie par la vie, observatrice, terre-à-terre, maternelle, joyeuse, rancunière, explosive ...

Je suis cette femme qui adore la mode, qui aime le maquillage, qui aime être belle, qui aime les robes, qui aime les talons, qui aime les chaussures, qui aime les compliments, qui aime les jolies choses, les choses mignonnes aussi, cette femme qui aime les paillettes...

Je suis cette femme qui est maman, deux fois, de deux merveilleux enfants, qui se dit qu'elle a de la chance, qui les protège pour qu'ils aient la vie la plus belle, la plus heureuse et la plus longue possible ...

Mais cette femme, elle est cachée. Cachée par celle que je suis maintenant, cette femme qui ne s'aime pas.

Cette femme est "en surpoids" ... Mais si cette femme restait honnête avec vous, elle vous dirait qu'elle est obèse. Obèse de type "massive" ou "morbide", c'est au choix. Obèse obèse quoi.

Cette femme ne fait pas vraiment les boutiques de vêtements, à part à Kia*i, parce que là, elle peut trouver sa taille, ou un truc pas trop moche et assez extensible à se mettre. Cette femme n'essaie jamais les vêtements dans les cabines d'essayage, de peur de devoir reposer des articles devant les gens. Non, cette femme prend, paie et s'en va, un peu comme si elle n'avait pas le droit d'être là.

Cette femme ne va presque jamais dans les boutiques de maquillage. Pourquoi faire ? Cette femme se dit qu'elle ne pourra jamais être ne serait-ce que jolie, pourquoi essayer. Pourquoi écouter les conseils des conseillères, elles se disent surement que c'est peine perdue.

Cette femme essaie de ne pas être sur les photos, oui, elle a peur. Elle sait ce qu'elle y verra. Ce que tout le monde voit. Elle évite les miroirs, les reflets des devantures de boutiques... Elle évite et se renvoie une image d'elle. Encore. Et elle se promet que demain, ce sera mieux. Demain, elle agira.

Cette femme est toujours gênée dans des repas avec d'autres personnes. Elle commandera une salade, ou un plat léger, pour faire comme si. Comme si "ça" venait malgré elle. Elle ne mangera pas beaucoup, malgré la faim, elle dira peut-être même "j'ai vraiment trop mangé", pour faire comme les autres.

Cette femme est amoureuse. Elle a peur de se dévêtir, de son regard. du sien plus que de celui des autres. Parce que lui sait, parce que lui voit. Elle fera comme d'habitude, des blagues sur les personnes en surpoids. Peut-être que c'est plus facile comme ça. Peut-être que comme ça, il continuera à l'aimer. Parce qu'elle est vraiment très drôle.

Mais cette femme est maman, de deux merveilleux enfants. Et elle se dit que peut-être qu'elle sera rattrapée par ce qu'ils appellent "les risques de comorbidités". Un mot compliqué pour dire de gros problèmes de santé. Et la mort. Et elle se sent égoïste.

Cette femme aujourd'hui, c'est moi. Les deux. Et être deux, c'est beaucoup trop.

Cette douleur, cette façon d'y penser constamment, de se dire "c'est bon, c'est la bonne, je commence demain" tous les jours, c'est trop.

Alors demain, demain c'est LE jour.

Demain, j'arrête. Demain je vis. Pour moi, pour m'aimer, pour être belle à mes yeux, pour vivre longtemps et embêter les gens, pour vivre longtemps et aimer mon mari et mes enfants. Pour vivre.

Demain ma vie sera différente. Demain est un jour qui semble doux, mais qui sera aussi difficile, parce qu'il sera suivi de milliers d'autres demain. Mais demain, cette envie de me battre sera toujours là...

Me battre pour ma vie, au lieu de la rêver ...


Merci de m'avoir lue, que ça se sente où non, c'est un article qui a été difficile à écrire, et c'est quelque chose dont je ne pensais pas parler ici un jour, jamais.

Demain je prends soin de moi, et je ferais ça aussi avec toi, alors merci pour ça aussi ...




Tu es là ...

Le 21 octobre 2014, 12:34 dans Famille 2

326 jours ...

Il a 326 jours ... 11 mois dans une semaine ... Il est parmi nous depuis 326 jours ... Je suis partagée entre le "326 c'est beaucoup", et le "déjà 326 jours" ... Parce qu'il y a presque 11 mois, il venait agrandir et compléter notre famille. Il venait me compléter moi aussi, me rendre mère, encore, mais d'une autre façon. Parce que dans ce blog, il n'a pour le moment qu'une toute petite place, alors que dans mon coeur elle est si grande.

 

Alors je vais changer ça, lui donner sa place à lui aussi, ici.

Il est arrivé dans nos vie l'an dernier, bien plus tôt que le jour de sa naissance. Il est arrivé le jour où nous avons appris ma grossesse, tant attendue.

Il a grandit dans mon ventre, bercé par le son de ma voix, mais aussi celle de son papa, et celle de son grand frère.

Il a grandit, et j'ai essayé de lui accorder le plus de temps possible pendant qu'il était là, encore là presque pour moi seule. Je le touchais, le faisait bouger sous mes mains, lui chantait des chansons, lui parlait. Il me répondait par des coups, des mouvements. J'étais déjà sa maman.

 

Et un jour, pendant un rendez-vous avec un médecin de son grand frère, à la question "c'est pour quand ?" j'ai répondu "pour dans 15 jours maintenant, mais il peut venir quand il veut, je suis prête".

Et je l'étais, à ce moment là, j'étais sûre de ça, j'étais prête.

 

Peut-être l'a-t-il senti ... Quelques heures plus tard, je me réveillais après 1 heure de sommeil, et je perdais les eaux. Apparemment, je n'étais pas la seule à être prête.

Ma première pensée a été pour ton frère :"il est 1h du matin, vite il faut appeler la nounou, qu'elle le prenne" (elle était prévenue et volontaire pour nous garder Raphaël la nuit, quelque soit l'heure et le jour) ... Ma deuxième pensée fut :"mais en fait, je pensais avoir le temps, je n'ai pas fini de préparer les valises pour la maternité, il n'y a que celle de bébé qui est prête" ... Ma troisième pensée fut :"mon dieu, je vais accoucher, rencontrer mon enfant, mon dieu je panique, mon dieu ..." et j'ai filé sous la douche après avoir missionné chéri de quelques trucs à faire ( dossier maternité, lever et habiller Raphaël, mettre les sacs dans l'entrée ...)

 

Sous la douche, je me suis calmée. L'eau a toujours eu un effet anxiolytique sur moi. Mais sous la douche, les contractions sont aussi arrivées. Fortes, très très fortes, très rapprochées, très douloureuses. Je savais que mon col était déjà très très court et ouvert à 2 puisque quelques heures avant j''avais eu un contrôle de mon col.  Je me suis donc dit qu'il fallait partir, sans trop attendre, je n'avais pas vraiment envie d'accoucher dans la voiture.

 

Nous sommes partis, chéri a déposé Raphaël chez sa gentille nounou et est revenu aussi vite qu'il a pu à la voiture, même si les secondes étaient très longues, les contractions revenaient toutes les minutes... Et nous avons filé à la maternité. Elle n'est qu'à 5 minutes en voiture de chez nous. Je ne me souviens pas de ces 5 minutes, trop de choses se bousculaient dans ma tête. Mais je n'étais plus angoissée, j'étais juste heureuse, j'allais rencontrer mon enfant.

 

Une fois admise, tout est allé assez vite, j'ai juste eu droit à un examen du col, il était à 4. En 1 heure, il s'était ouvert de 2 cm, était effacé, les contractions étaient efficaces. Moi la seule chose à laquelle je pensais c'était "pitié, faites qu'il s'ouvre plus qu'à 4cm, je ne veux pas revivre l'accouchement de Raphaël, pas de césarienne, pas de bloc, pas d'échec".

J'ai eu droit de passer dans la salle de travail tout de suite, clopin clopant dans le couloir entre 2/3 contractions...

 

J'ai aussi eu droit tout de suite à la péridurale, bénie soit-elle. J'admire toutes celles qui arrivent à trouver la force de faire sans. Pour ma part, je gère très mal la douleur, et le dépassement de moi n'étais pas à l'ordre du jour. J'avais envie d’accueillir mon enfant dans la non-douleur, d'être apaisée, et de profiter ( et je ne parle que pour mon cas personnel).

 

Les contractions sont passées, j'ai pu dormir, je n'imaginait pas pouvoir accoucher avec 1h de sommeil et une journée éreintante la veille. Entre les bips anxiogènes des multiples machines, les chutes de tension à 8/9 d'après la machine ( me sentais en pleine forme moi), des visites d'un anesthésiste un peu stressé par ses chutes de tension, des contrôles des sages femmes, j'ai dormi. Pas mal même. En tout cas assez pour la fin. Et quel bonheur, de se sentir apaisée, heureuse, un peu endormie, et de sentir son enfant progresser, descendre pour venir nous rencontrer.

 

Le soleil s'est levé entre temps, dans la maternité ou il est né, ils ont fait des puits de lumière, qui donnait une lumière douce et apaisante, moins agressive que celles des néons. Elles ont donc éteint les néons, et n'ont gardé que leur grosse lampe, tournée vers un mur, pour tamiser l'ambiance.

 

Puis ça a été le moment, je dormais encore un peu et j'étais bien. Nous avons ri avec le papa, nous étions heureux, c'était le moment. Et nous étions prêts.

 

Tu es arrivé vite, ça a été facile, je me suis sentie forte, de te donner la vie.

Mais tu es arrivé trop vite, et on ne t'a pas laissé sur moi, pas plus de quelques secondes. tu étais violet, tu n'étais pas bien. Je me suis sentie moins forte, toute petite, toute impuissante, là, sur ce lit, pendant que tu étais entouré de ces gens, qui s'affairaient autour de toi, qui m’empêchait de te voir, de t'avoir contre moi.

 

Tout va très vite, on appelle le pédiatre de garde de la maternité,  la collègue de ton papa, qui a l'air surprise de le retrouver là, de l'autre côté. A la place du parent inquiet. Elle est gentille, réactive, rassurante. Mais les premiers mots ne sont pas pour moi, non, moi, j'observe de loin. tu n'es qu'à 2m de moi, mais c'est si loin. Je pose des questions, on me réponds à demi mots, personne n'ose trop se prononcer, et ton papa reste avec toi, il ne te lâche pas des yeux. Il surveille tout, je pense qu'il s'est rassuré en reprenant son rôle de médecin, que c'est plus facile pour lui. Il te fait passer des petits test, regarde si ton oxygène dans le sang remonte, il est avec toi.

 

Et moi, je suis là, à 2 mètres de vous, et je suis seule, je suis angoissée, je pense au pire. On m'explique enfin. tu es né trop vite. Tu n'as pas eu le temps de t'adapter, de comprendre que tu devais prendre le relais. Tu vas bien, tu as repris une couleur normale, tu t'oxygènes correctement. Tu vas bien. Et moi, pendant une heure, j'ai attendu, attendu qu'on te rende à moi, attendu d'avoir ce peau à peau, ce moment de bonheur indéfinissable, j'ai attendu que tu ne sois qu'à moi. J'ai attendu qu'on me dise " vous voulez le prendre?" . Bien sur que je veux te prendre, je veux te prendre et ne plus jamais te lâcher. tu m'as fait la plus grosse peur de ma vie. J'ai vécu un accouchement merveilleux, et tu m'as fait si peur. Ne recommence jamais. Ce fut l'heure la plus éprouvante de toute ma vie.

 

Et aujourd’hui, tu es là, tu as 326 jours, et tu es merveilleux.

 

Tu ris, tu pleures, tu imites les gens qui toussent, tu fait claquer ta langue, tu fais des mimiques de coquin, tu te mets assis seul, tu fais du 4 pattes, du très rapide parfois, tu te mets debout seul et tu te déplaces le long des meubles, tu dis "papa" quand je te demande de dire "maman", tu dis "baba" parce que c'est ton doudou d'amour, tu poursuit ton grand frère dans tout l'appartement, tu farfouilles partout avec tes petites mains curieuses, tu nous colles dès que nous mangeons quelque chose, gourmand que tu es, tu souris tout le temps, tu aimes mettre des choses dans d'autres, ...

 

Tu es là, et tu vas bien...

 

Et tu es parfait, tu es mon deuxième enfant parfait, j'ai énormément de chance avec toi et ton frère.

 

J'espère passer assez de temps avec toi, j'ai souvent peur de te laisser de côté, de louper des choses, de ne pas te donner assez. Je me console en me disant que ce n'est pas la quantité mais la qualité des moments que nous avons rien que nous deux qui compte. J'aimerais t'en accorder plus, la vie passe souvent pas là, et t'emmènes aussi, comme dans un tourbillon, tu suis le mouvement, le rythme familial. Mais tu ne te plains pas, tu es heureux, tu es merveilleux.

 

Tu n'es là que depuis 326 jours et j'ai l'impression de te connaître depuis toujours ...

Tu es là depuis déjà 326 jours, et le mois prochain tu auras déjà 1 an ...

 

Mais le plus important, c'est depuis 326 jours, tu es là ...

 

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